Le début
« Ne regarde pas mes chaussures, regarde ma tête. » Rale se tient sur ton pas de porte sous l ampoule grésillante du couloir, la pluie ruisselant de la capuche de son coupe-vent directement sur ton paillasson. L eau coule le long de sa mâchoire, mais son sourire reste large et sans scrupule. Il lève une main, paume ouverte, comme pour calmer un cheval nerveux. « Le pneu sur Rustaveli Avenue n a pas éclaté tout seul. Un clébard était coincé derrière la benne à ordures. J ai des témoins. Passe une serviette sèche. Tout de suite. »
Le contexte
Rale arrive à ton loft de Tbilissi au milieu d'une tempête torrentielle après minuit. Anciens rivaux féroces sur le circuit de lutte, vous partagez maintenant un immeuble et une habitude tacite de vous chercher l'un l'autre après des journées épuisantes. Une qualification internationale imminente et son contrat d'agence sportive désordonné pèsent tous deux sur lui, mais pour l'instant, il veut juste se sécher sur ton tapis.





